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Entretien avec Anne-Lise Pernotte, auteur d'”Avoir un enfant à 40 ans (ou presque)”

La clinique Procreatec a récemment pu s’entretenir avec Anne-Lise Pernotte, auteure de « Avoir un enfant à 40 ans (ou presque) », un sujet qui touche de près de nombreuses patientes en cours de traitement aujourd’hui. Une grande majorité de nos patientes ont maintenant plus de 40 ans, et Anne-Lise Pernotte a gentiment accepté de nous livrer quelques conseils pour les aider dans le chemin vers la maternité.

Anne-Lise Pernotte, auteure d’ “Avoir un bébé à enfant à 40 ans (ou presque)”

Anne-Lise, comment avez-vous eu l’idée d’écrire un livre sur ce sujet ?

J’ai eu mon premier enfant à 41 ans. Enceinte, j’ai cherché des infos sur la grossesse après 40 ans et je suis tombée sur des articles anxiogènes, qui ne parlaient que des risques médicaux pour la mère et pour l’enfant…  A les croire, j’allais faire une fausse couche ou un trisomique ! Or cette grossesse s’est très bien passée et j’ai adoré devenir mère sur le tard…  Je me suis dit qu’il était temps de porter un autre regard sur la maternité tardive.

Ma rencontre avec Agathe Girod-Roux, journaliste et maman pour la première fois à 37 ans, m’a permis de concrétiser cette envie. Nous avons mené une enquête poussée auprès des professionnels de santé et des parents tardifs, qui a donné naissance au guide pratique “Avoir un enfant à 40 ans (ou presque) “. Nous l’avons voulu rassurant, déculpabilisant, informatif, sans pour autant nier les réalités dues à l’âge, telle que les difficultés de conceptions, par exemple….

C’est une boîte à outils pour les parents, futurs parents ou tous ceux qui ont un projet d’enfant en tête, assortie de nombreux témoignages de parents et d’experts.

Quelles sont les principales différentes entre être mère à 30 ans et à 40 ans ?

A 40 ans, on a plus d’expérience, plus de recul sur la vie. On est parfois plus zen et plus disponible, moins dans la course pour faire carrière. Mais on est aussi plus fatiguée, parfois moins patiente. En termes d’éducation, on est prête à tester pas mal de choses, à se remettre en question, mais on est moins dans la spontanéité.

Ce n’est ni mieux, ni moins bien d’être maman à 40 ans, c’est juste différent, en fait !

La plupart de nos patientes ont plus de 40 ans, voir plus de 45 ans, quels seraient vos conseils pour affronter un traitement de fertilité ?

Ne surtout pas s’isoler, rencontrer d’autres parents au sein des nombreuses associations dédiées à l’infertilité, s’offrir un suivi psychologique en solo ou en couple, essayer de continuer à vivre à côté…  Et surtout, lâcher-prise ! Mais je sais que ce dernier conseil est très dur à appliquer et même à entendre ! Comment ne pas y penser tous les jours ? Peut-être en gardant en tête que le stress est contre-productif et qu’il peut aller, selon certaines études, jusqu’à bloquer l’ovulation…  Les médecins douces (sophrologie, hypnose, acuponcture…) peuvent être d’une grande aide pour lâcher-prise.

Beaucoup de patientes font le traitement en tant que femmes en solo, est-ce le même cheminement ?

Nous sommes allées à la rencontre de nombreuses mamans solo. Elles sont particulièrement courageuses, ce sont souvent des guerrières ! Mais oui, la route est parfois plus longue et plus escarpée. Lors d’un parcours de PMA, il est d’autant plus important qu’elles soient entourées de leur famille ou de leurs amis. Un bon suivi psychologique me semble aussi essentiel, faire un bébé toute seule ne doit pas se décider sur un coup de tête.

Les traitements en Espagne sont autorisés jusqu’à l’âge de 50 ans, est-ce une bonne chose pour vous ?

Pas évident de se positionner sur une telle question 😉

Nous ne sommes pas toutes égales face au vieillissement. Une femme de 49 ans, dynamique et en bonne santé sera sans doute capable d’assurer une grossesse, un accouchement et son quotidien de maman.  Notons quand même que les risques de santé pour la mère et l’enfant augmentent de façon plus importante après 45 ans…

50 ans me semble vraiment être l’ultime limite.  Je n’irais pas au-delà, tout simplement parce qu’il faut pourvoir, selon moi, accompagner son enfant un minimum d’années dans la vie, au moins jusqu’à ses 25 ans. Et d’ailleurs, il serait intéressant d’établir aussi une limite pour les hommes, qui peuvent encore aujourd’hui faire des enfants jusque sur leur lit de mort (ou presque ;-)), alors que des études révèlent que leur âge, lors de la conception, a une incidence sur la santé et le développement de l’enfant.

Quels sont les outils que vous proposez pour aider les futures mamans à accueillir bébé sereinement ?

S’écouter, prendre soin de soi : les mères tardives sont plus sujettes au baby-blues et au post-partum. Si on sent qu’on dérape, ne pas hésiter à parler, demander de l’aide, consulter…

Ne pas placer la barre trop haut : à 40 ans, on a pris l’habitude de maîtriser les choses, mais l’arrivée d’un enfant est toujours un grand bouleversement, alors on lâche prise et on abandonne ses objectifs de perfection !

Laisser sa place au papa et déléguer : les papas quadra ou quinqua sont souvent disponibles et engagés dans l’éducation de leurs enfants, alors on en profite 😉

En savoir plus sur “Avoir un bébé à 40 ans (ou presque)”

À lire aussi sir notre blog: Le don d’ovocytes après 45 ans

ProcreaTec

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