Dis-moi ce qui t’entoure et je t’en dirai plus sur ta santé

L’environnement dans lequel nous vivons nous provoque un stress permanent. La pollution, le bruit, les produits chimiques, les additifs alimentaires… Tous ces éléments font partie de la pollution environnementale qui nous entoure et qui peut affecter notre santé. Sur cette base, le Centre de recherche en épidémiologie environnementale (CREAL) démarre HELIX, un nouveau projet européen de recherche qui s’intéresse à l’exposome qui touche des mères et des enfants.

L’exposome fait référence au régime alimentaire, au style de vie, à la prise de médicaments, à la pollution, au contact avec des produits chimiques, aux infections dont on souffre, au stress et à tous les facteurs environnementaux internes et externes auxquels une personne est exposée dès sa naissance. C’est Christopher P. Wild, spécialiste en épidémiologie moléculaire et directeur de l’Agence internationale pour la recherche sur le cancer des États-Unis, qui en a eu l’idée en 2005.

Le projet HELIX vise à déterminer l’exposome au cours des premières étapes de la vie. La grossesse et les premières années de l’enfance sont les périodes où l’on est le plus susceptible de souffrir de dommages à cause de l’exposition environnementale à des produits toxiques, et qui peuvent se manifester tout au long de la vie. « L’établissement d’une relation claire entre l’exposition environnementale pendant les premières années de sa vie et les maladies futures, peut fournir des outils très efficaces pour la prévention », explique Martine Vrijheid, coordinatrice d’HELIX et chercheuse au CREAL. La scientifique considère qu’agir pendant la phase initiale de la vie peut affecter la programmation biologique de l’organisme et modifier le développement du corps vers une fonction normale. « Les résultats de ce projet nous aident à mieux comprendre les facteurs environnementaux et leur relation avec le développement de maladies », conclue-t-elle.

Un des éléments qui permettra le développement de la recherche, qui durera quatre ans et demi, sont les smartphones. Équipés d’un GPS et de capteurs environnementaux, les téléphones intelligents suivent les participants ainsi que les risques potentiels auxquels ils sont exposés : la pollution, les rayons ultra-violets, l’activité physique ou le bruit. D’autre part, à travers les marqueurs biologiques, on analysera la nourriture, l’eau et les produits de consommation des 1 200 participants et de leurs enfants.

Un total de 13 établissements européens, y compris deux PME, participent à cette recherche, l’étude de recherche la plus importante jusqu’à ce jour dans le domaine, et ils ont à leur disposition plusieurs études internationales en relation avec le sujet. Pour développer leur travail, ils disposeront d’un financement de 8,6 millions d’euros de la Commission européenne.

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