Pourquoi est-ce que mes amies tombent toutes enceintes et pas moi ?

Cette question est très courante chez les femmes qui souhaitent être mères et qui n’arrivent pas à tomber enceintes. Cette situation peut entrainer un grand stress et même une grande douleur. Beaucoup de femmes ne passent pas par cette déception et pensent à d’autres alternatives pour être mères, comme par exemple, l’adoption. Mais d’autres ressentent cela comme une frustration et une déception et développent un sentiment de culpabilité.

De plus, cette maternité refusée peut entrainer des problèmes dans le couple, qui va s’obstiner dans cette idée d’échec et les relations affectives et sexuelles peuvent être abimées.

Cela peut s’empirer quand l’entourage, familial ou amical du même âge, commence à avoir des enfants. Cet entourage, qui jusqu’alors était équilibré, se déstabilise à cause du changement d’activités et habitudes, puisque leur vie tournera maintenant autour de leurs enfants et ils seront leur priorité. Les couples ou femmes qui ne seront pas mères peuvent voir dans ces relations un nid de frustration.

mes amies tombent toutes enceintes

Comme nous pouvons l’imaginer, cette frustration et désespoir entraine beaucoup de stress, lequel n’aide pas du tout à obtenir une grossesse. Sur ce point, nous avons consulté notre psychologue Alfredo García, qui nous recommande une série de règles à suivre dans ces situations.

  1. Comment puis-je mettre de côté cette frustration?

La frustration est marquée par le fait de ne pas atteindre un objectif. Dans les cas où les proches commencent à fonder leur propre famille, la frustration devient encore plus manifeste puisque cela suppose un rappel de ce que l’on désire et que l’on n’a pas, avec dans certains cas des sentiments de jalousies, mais aussi parce que l’éloignement de ces amis suppose la perte de soutien.

Il faudrait alors travailler sur deux fronts:

–   La frustration: Celle-ci ne disparaitra pas temps que l’objectif ne sera pas atteint ou que l’on accepte que le bonheur ne dépend pas absolument d’une grossesse, ce qui demande beaucoup de volonté et parfois, une aide psychologique. Il pourra y avoir des périodes d’émotions plus ou moins intenses. Ces périodes correspondront aux différentes étapes des traitements de fertilité, qui comme des « montagnes russes », auront des passages d’illusion et optimisme, ou en cas d’échec, de désespoir, peur et culpabilité. Se concentrer sur une vie équilibrée en gardant de forts piliers (amitiés, travail, famille, couple, loisirs…) permettra de nous y appuyer dans les moments les plus difficiles. Il faut là bien comprendre que ces sentiments sont tout à fait normaux et qu’il faut les laisser passer, tout en apprenant à les maitriser.

–   L’isolement: Il faut arriver à connaitre les pensées et les actions qui favorisent notre situation personnelle et les traitements à moyens et courts termes, c’est-à-dire ne pas s’éloigner de nos proches. Les excuses répétées pour éviter toute vie sociale pourraient aussi agacer nos proches et nous isoler encore plus.

Dans cette situation, le mieux serait de créer un équilibre entre cette vie sociale et les réactions négatives face à la vie familiale des autres. Essayons alors de profiter des moments drôles, ressortir des souvenirs, venir en aide aux autres pour ne pas se centrer sur nos problèmes, et être capables de voir que tout n’est pas non plus parfait chez les autres !

Si cet équilibre n’est pas respecter, l’isolement se transformera vite en obsession,  avec une seule idée en tête : les traitements de fertilité à affronter seule ou en couple (cela pouvant aussi créer des conflits). Le stress et l’anxiété seront aussi plus durs à supporter et pourront avoir une répercussion négative sur les chances de réussite des traitements.

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