Maman, tu l’as eue quand la ménopause ?

« Ma grand-mère, après avoir eu deux filles, a commencé en 1960 à utiliser des préservatifs avec mon grand-père. C’est vrai que c’est pas un sujet très courant, mais à la maison on parle de tout.», raconte une jeune. Cette transparence est intéressante pour la fertilité. Peu de filles demandent à leur mère quand est-ce qu’elles ont été ménopausées, mais d’après une étude publiée sur Human Reproduction, l’âge à laquelle votre mère a été ménopausée peut prédire votre réserve ovarienne. Et ça, quand vous essayez d’avoir des enfants, c’est une information très intéressante.

La réserve ovarienne, le nombre de follicules (ovules potentiels) que présentent une femme est difficile à déterminer. « Dans les centres de fertilité, quand on fait une échographie pour déterminer ce réservoir, on mesure les taux de l’hormone anti-müllérienne (AMH) et on compte les follicules qui vont se développer au cours de cette période », explique la Docteur Marta Moschetta de la clinique ProcreaTec. A partir de là, on estime la réserve ovarienne, qui varie selon l’âge et qui dépend de la génétique. L’étude publiée démontre que les deux paramètres diminuent plus vite chez les femmes dont les mères ont eu une ménopause précoce.

Le nombre d’ovocytes qui se développent dans les ovaires d’une femme en fonction de son âge, est lié à sa capacité à concevoir de façon naturelle. L’âge entraîne une baisse de leur qualité et de leur quantité de telle sorte que, vingt ans environ après que leur qualité commence à se détériorer, la ménopause commence. Donc, si une femme commence la ménopause à l’âge de 45 ans, la dégradation de sa fertilité a commencé aux alentours de 25 ans.

L’équipe de recherche danoise a évalué la fertilité de 527 femmes en prenant en compte les informations de la ménopause de leur génitrice. Les femmes ont été divisées en trois groupes : celles dont les mères avaient eu une ménopause précoce, avant 45 ans ; celles qui l’avaient eu à un âge normal, entre 46 et 54 ans ; et celles qui l’avaient eu tardivement, après 55 ans.

Après avoir compté les follicules et mesuré l’AMH, il a été démontré que les taux moyens de cette hormone baissent plus rapidement, le double en un an, chez les femmes dont les mères avaient présentées une ménopause précoce. Il se passait la même chose avec les follicules. L’étude continue et dans cinq ans, la fertilité du groupe expérimental sera à nouveau évaluée. Même si les auteurs reconnaissent que l’âge de la ménopause maternelle ne peut être utilisé pour mesurer de façon exacte les possibilités de grossesse, c’est un facteur supplémentaire à prendre en compte lorsqu’on évalue le potentiel de fertilité d’une femme.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *