Comment interpréter un spermogramme

Lorsque nous trouvons des anomalies sévères dans le spermogramme d'un patient, le pouvoir de prédiction est important.Notre technicien de laboratoire Alejandro Ruiz-Ayúcar nous explique aujourd’hui comment interpréter un spermogramme. Bien que tous les biologistes de ProcreaTec réalisent des spermogrammes, Alejandro est le plus spécialisé de notre équipe dans ce travail. Nous l’avons interrogé au sujet de l’interprétation d’un spermogramme. Voici ce qu’il nous a expliqué :

« On estime que 20 % des problèmes de fertilité sont dus à des problèmes dans le sperme, et 25 % sont liés aux deux membres du couple. Si nous comparons le pourcentage de spermatozoïdes normaux chez les êtres humains avec celui de certains animaux, nous pouvons affirmer que ce pourcentage est beaucoup plus faible chez les êtres humains.

Lorsque nous trouvons des anomalies sévères dans le spermogramme d’un patient, le pouvoir de prédiction est important. Par exemple, nous ne trouvons parfois pas de spermatozoïdes (azoospermie) dans l’éjaculat. Nous savons alors que ce patient ne pourra pas apporter sa gamète à l’embryon. Mais lorsque nous observons des anomalies plus légères, l’interprétation du spermogramme est plus difficile. C’est la raison pour laquelle l’Organistion mondiale de la santé ne parle pas de valeurs « normales » dans un spermogramme, mais de « valeurs de référence ».

Le spermogramme mesure trois paramètres de base :

1-     La concentration, c’est-à-dire le nombre de spermatozoïdes par millilitre.

2-     La mobilité, qui nous indique le pourcentage de spermatozoïdes présentant un mouvement progressif.

3-     La morphologie, qui évalue le nombre de spermatozoïdes normaux par rapport au nombre total de spermatozoïdes. Il existe plusieurs classifications pour évaluer la morphologie. L’une d’entre elles est la classification de Kruger, plus stricte et qui donnera donc un pourcentage de spermatozoïdes normaux plus faible que d’autres classifications, mais c’est une classification plus fiable pour connaître le pourcentage des meilleurs spermatozoïdes dans l’échantillon.

Outre les valeurs de base que nous avons cité auparavant, un spermogramme permet d’analyser d’autres valeurs telles que :

  • le volume total de l’échantillon
  • le temps de liquéfaction
  • le pH
  • le nombre total de spermatozoïdes
  • la vitalité des spermatozoïdes

Lorsque l’on fait un spermogramme et que le résultat nous indique que le couple doit suivre un traitement de fécondation in vitro, le médecin spécialiste en fertilité demande toujours un second spermogramme, puisqu’il se peut qu’il y ait une fluctuation dans la qualité du sperme. Parfois, si le couple ne souhaite pas suivre de traitement dans l’immédiat, le médecin prescrit des vitamines antioxydantes au patient et nous réalisons un nouveau spermogramme trois mois plus tard. Le processus physiologique de spermatogenèse dure trois mois. C’est le temps nécessaire pour évaluer correctement la qualité du sperme mais, dans la pratique, le couple sait déjà que la qualité de son sperme est faible et il n’attend pas les trois mois. »

Nous espérons que cette petite explication vous aidera plus facilement à interpréter les résultats d’un spermogramme.

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