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Cancer du sein et fertilité

Cancer du sein et fertilité

Octobre est le mois de la sensibilisation sur le cancer du sein, le but étant de mettre l’accent sur la détection précoce et le traitement du cancer du sein. Il s’agit du cancer le plus fréquent chez les femmes indistinctement du pays de résidence.

Le Dr. Consuelo Sanz, gynécologue chez ProcreaTec, et aussi Chef de l’Unité de Pathologie Mammaire à l’Hôpital 12 de Octubre à Madrid, est spécialiste en cancer du sein. Elle répond aujourd’hui à nos questions, sur ce cancer et la fertilité.

 Dr. Sanz, les traitements de fertilité peuvent-ils produire un cancer du sein ?

Il n’existe pas à l’heure actuelle d’évidence scientifique pour affirmer que les traitements de fertilité produisent un cancer du sein ni un autre type de cancer. Cependant, avant de commencer un traitement hormonal, nous devons réaliser un contrôle clinique correcte et une exploration gynécologique avec l’inspection et l’exploration des seins. À partir de 40 ans, avant tout traitement nous demandons en plus une mammographie ou échographie mammaire, surtout pour les seins très denses lors de l’exploration.

 Est-il possible de faire un traitement de reproduction assistée avant un cancer du sein ?

Les études disponibles aujourd’hui ne permettent pas de garantir qu’une grossesse empire le pronostic chez les patientes diagnostiquée avec un cancer du sein. Quant à l’attente après un cancer, cela dépend beaucoup. Les possibilités de grossesse doivent être approuvées par les médecins (oncologues et chirurgiens) et la patiente. Le délai idéal dépend du type moléculaire, le stade et âge de la patiente. De manière générique, nous pouvons dire qu’il faut attendre au moins deux ans après avoir finalisé les traitements oncologiques, puisque c’est pendant cette période que peuvent apparaître les récidives précoces.

Préserver la fertilité après un diagnostic de cancer du sein, peut-il empirer le pronostic de la patiente ?

 La préservation de la fertilité n’empire pas le pronostic de la patiente et, représente souvent la seule possibilité d’être mère avec ces propres ovocytes (ovules). C’est pour cela que les femmes ayant un cancer du sein et un désire de grossesse, doivent être informées de cette option avant de commencer des traitements adjuvants (chimiothérapie). Les traitements utilisés pour la stimulation ovarienne ne produiront pas d’altérations sur la descendance. Toutes ces recommandations sont inscrites dans les guides cliniques de bonnes pratiques des différentes sociétés scientifiques.

Quels sont les options de préservation pour la patiente ?

Il existe trois options :

a.- L’utilisation d’analogues de la GnRH: groupe de médicaments qui permettent de laisser les ovaires au repos, en empêchant que la chimiothérapie ou radiothérapie affectent les ovocytes. Une « ménopause artificielle » sera créée pour protéger les ovaires. Cependant, cette technique n’est pas utilisée aujourd’hui comme première option.

b.- Encore à un stade expérimental, il existe la préservation du tissu ovarien  et la transplantation postérieure.

c.- La vitrification d’ovocytes: la patiente sera soumise à une stimulation ovarienne, pour obtenir le développement  d’un  maximum d’ovocytes (au lieu d’un seul en cycle naturel) pour leur préservation et future utilisation.

Le Dr. Sanz termine cet entretien en précisant que le mois d’octobre est son mois préféré de l’année, les femmes mais aussi les hommes prennent conscience de l’importante de la détection précoce du cancer du sein, et plus elle sera faite tôt plus la femme aura de chances d’arriver à une rémission totale de la maladie.

Tous ensemble contre le cancer du sein !

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