Comment appréhender un résultat négatif

resultatNombreuses sont les émotions ressenties face aux problèmes d’infertilité. Les couples dits « infertiles » sont confrontés à de multiples états psychiques sans toutefois pouvoir les maîtriser. Comment alors faire face à ses changements d’humeur avant la date fatidique du test de grossesse ?

La plupart des couples suivant un traitement de PMA savent qu’ils essayeraient tout ce qui est en leur pouvoir pour réaliser leur désir d’enfant. Les résultats du traitement peuvent s’avérer positifs dès le premier essai, mais dans certains cas, plusieurs cycles sont nécessaires et les patients doivent de préparer à de nombreuses déceptions. Depuis le jour où vous décider de faire un bébé jusqu’au premier test de grossesse, vous ressentez de la joie, de l’espoir, de l’impatience, et une grande confiance. Mais ces sentiments viennent à s’estomper au fur et à mesure que se répètent les échecs. Vient alors la confrontation entre les désirs et la réalité, et de nouveaux sentiments prennent place : la colère, la culpabilité, parfois même la honte et la jalousie. Tout cela se retrouve chez beaucoup de patients comme le montre l’étude de l’Oxford Journal : sur 2000 couples interrogés, 97% disaient avoir ressenti de l’hyper-émotivité, 94% de la dépression, 84% de la colère et 62% de la culpabilité et de la honte.

Le sentiment éprouvé après une tentative échouée peut s’apparenter à celui du deuil. Même s’il n’y a effectivement pas d’enfant réel, cette sensation de perte face à  toutes ces situations d’échec (grossesse extra-utérine, fausse-couche, interruption médicale de grossesse, deuil périnatal, etc.) relève du renoncement à la vie souhaitée et passe finalement par une période de deuil et d’acceptation.

Cette réaction face à l’infertilité ne peut bien sûr pas être généralisée et dépend bien souvent des facteurs personnels de chaque patient. Cependant, Alfredo García, psychologue à la clinique ProcreaTec, nous donne des réponses sur la manière d’appréhender un échec :

« Nous ne pouvons malheureusement pas répondre de manière absolue aux problèmes d’infertilité et les comportements psychologiques varient qu’ils s’agissent d’un couple, d’une mère célibataire, d’un traitement avec double don de gamètes, etc. La question de l’équilibre dans les principales sphères sociales (famille, travail, amis, activités, expériences gratifiantes) est primordiale pour affronter un traitement de PMA. Certaines patientes ont tendance à délaisser ces aspects pour ne se concentrer que sur leur désir d’enfant. Il y a donc là un effort constant à réaliser de la part du patient, celui-ci devant rechercher un appui mutuel chez son conjoint, sa famille et ne doit pas hésiter à consulter un psychologue en cas de besoin. Nous recommandons toujours à nos patients de ne pas mettre leur vie entre parenthèses et d’essayer de garder un rythme de vie sain et actif.»

C’est pourquoi de plus en plus de clinique de fertilité mettent à la disposition du patient un service de psychologie exclusivement consacré au traitement des problèmes émotionnels dû à la difficulté des traitements. ProcreaTec vous invite à vous renseigner sur les possibilités de suivi psychologique et assure qu’un contrôle émotionnel aide les patients à intégrer le traitement dans de meilleures conditions et favorise ainsi la réussite de celui-ci.

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